Garder son téléphone plus longtemps, faire réparer un ordinateur, trouver une seconde vie à ses appareils : le petit-déjeuner du Lab’ de #VivaIssy, que j’ai animé le 25 septembre dernier au Nida avec La Fabrique d’Issy, a donné aux participants des pistes concrètes pour réduire l’impact environnemental de leurs appareils et de leurs usages numériques.
Sur les post-it, les participants ont inscrit leurs habitudes : supprimer des courriels, éteindre les appareils, acheter reconditionné ou limiter l’usage de l’intelligence artificielle. Sur d’autres, ils ont noté ce qui les freine : le manque de temps, la difficulté à réparer, la pression pour acheter du neuf. La question posée ce matin-là était précisément celle-ci : parmi tous ces gestes, lesquels comptent le plus?
Pour y répondre, Marc Leobet, consultant sur l’impact environnemental du numérique et de l’IA, et Eva Keruzec, chargée de programmation et de communication de La Fabrique d’Issy, ont associé explications, échanges avec la salle et présentation de ressources locales.
Ce rendez-vous du Lab’ de #VivaIssy illustre la volonté de la Ville de sensibiliser les habitants aux grands enjeux du numérique. En abordant ses conséquences environnementales à partir d’objets et d’usages familiers, il aide chacun à comprendre ces enjeux et à identifier les moyens d’agir à son échelle.
Faire durer avant de remplacer
Les chiffres donnent la mesure du sujet. Selon l’ADEME, le numérique représente 4,4 % de l’empreinte carbone française. La fabrication et le fonctionnement des appareils comptent pour la moitié de cette empreinte, les centres de données pour 46 % et les réseaux pour 4 %. Mais ces données ne reflètent pas encore l’essor récent de l’Intelligence artificielle.
Un téléphone, un ordinateur ou un téléviseur a nécessité des matières premières, de l’eau et de l’énergie avant même d’être allumé. Prolonger son utilisation permet de retarder la fabrication d’un appareil neuf. Marc Leobet a expliqué conserver ses téléphones environ cinq ans. Un échange avec la salle a cependant rappelé les obstacles : une batterie fatiguée, des mises à jour qui s’arrêtent ou une application bancaire qui ne fonctionne plus. Faire durer suppose donc aussi de pouvoir entretenir et réparer.
Le téléviseur mérite la même attention. Marc Leobet a insisté sur la taille des écrans, qui a un impact direct sur l’ampleur de leurs émissions : avant de remplacer une télévision qui fonctionne par un modèle plus grand, mieux vaut interroger le besoin.
Regarder autrement ses vidéos
Les usages ont également été discutés, notamment la vidéo à la demande sur téléphone. Marc Leobet a invité les participants à privilégier le Wi-Fi plutôt que le réseau mobile pour ces usages.
La discussion sur les courriels a, elle, permis de revenir à la hiérarchie des efforts : faire du tri peut aider à organiser sa messagerie, mais l’essentiel reste la durée de vie des équipements.
Des solutions près de chez soi
Pour passer à l’action, Eva Keruzec a présenté les cartes de Grand Paris Seine Ouest. Elles recensent les lieux où réparer, donner, acheter d’occasion, emprunter ou louer. Les habitants peuvent aussi proposer des adresses manquantes. Les ressources sont accessibles depuis le portail de GPSO : https://data.seineouest.fr
Autre piste évoquée : le bonus réparation, déduit de la facture chez un professionnel labellisé QualiRépar, pour les appareils et interventions éligibles hors garantie. Le barème consulté début octobre prévoit notamment 25 euros pour un téléphone portable et 50 euros pour un ordinateur portable, avec un seuil de déclenchement de 150 euros pour ce dernier. Le site d’ecosystem permet de vérifier les conditions et de trouver un réparateur.
Dans le quartier des Épinettes, La Fabrique d’Issy propose aussi une permanence informatique gratuite le mercredi, de 10 h à 13 h, au 54 rue d’Erevan. Victor, informaticien, y accompagne les dépannages et les démarches en ligne. Pour les prochaines dates, il convient de consulter l’association : https://lafabriquedissy.fr

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